Hélène Caussignac

Helene Caussignac

Le sens de la vie

Les réflexions sur le sens de la vie semblent faire partie de l’humanité depuis l’aube des temps.
De manière plus ou moins prégnante, ou même plus ou moins consciente, on se demande un jour ou l’autre : Que vient-on faire ici ?
Souvent, on y répond, là encore de manière plus ou moins consciente, avec ce que le monde nous dit de ça, ce qu’on apprend au contact du monde : on est venus pour vivre, c’est-à-dire, si on part de l’enfance, grandir, apprendre un métier, se marier, avoir des enfants pour transmettre la vie.
Pourquoi pas…
Et dans cette vision des choses, si la vie c’est cela, ça signifie que nous naissons, vivons de manière plus ou moins heureuse, accomplissons ou non ce qu’il nous a semblé que nous devions accomplir, puis mourons quand notre « temps » ici est terminé. Cela signifierait donc que le « sens » de la vie (en termes de direction) va de la naissance à la mort.
Mais si la vie, ça n’était pas seulement ça ? Si le sens de la vie, dans tous les sens du terme, si l’on peut dire, n’était pas ce que nous avons toujours cru qu’il était ?
Car comment a-t-on cru cela ?
On y a cru parce que c’est ce que nos parents et la société humaine actuelle nous ont dit. En grandissant, on nous explique que nous devons faire les choses comme-ci ou comme ça, que telle chose signifie ceci, telle autre chose signifie cela. Et si nous essayons par nous-même autre chose, le monde a tôt fait de nous « recadrer pour notre propre bien » nous disent nos parents, professeurs et autres figures d’autorité. C’est ainsi que se forment tous les conditionnements dont nous avons tous fait l’objet. Et ces conditionnements ensuite, devenus inconscients, sont répétés encore et encore, sans que nous nous rendions seulement compte de la manière dont ils limitent notre vision des choses, du monde, des autres, de la vie. Sans que nous nous rendions compte de la manière énorme dont ils réduisent ce que nous appelons « notre vie ».

Comment faire alors, pour changer cela ? Comment faire pour revenir à l’origine, au moment où nous ne savions rien encore, ou nous n’avions pas encore été conditionnés, et ainsi récupérer notre liberté essentielle d’être au lieu de toujours devoir « faire » ?
C’est très simple, mais c’est justement tellement simple que tous nos conditionnements visant à complexifier la vision des choses, tout ce que nous croyons savoir parce que nous l’avons un jour appris, se dressent immédiatement (et même malgré nous) contre cette simplicité.
Car il s’agit simplement de revenir à ce que nous avons totalement oublié à force de mettre des étiquettes sur toutes choses, il s’agit de revenir à l’expérience simple et directe de l’instant.
Revenir à l’intérieur de soi, descendre en soi-même plus profondément, en dessous des couches de tous les conditionnements ajoutés au fil de ce que nous appelons le temps, et y découvrir le calme de l’être, ce calme originel qui peut être bien enfoui mais jamais perdu, car il constitue notre essence, et l’essence de toute choses.
Et découvrir alors que dans ce calme, dans cette quiétude vibrante, il n’y a ni passé ni futur, il n’y a que l’éternel présent dans lequel tout ce que nous pensons vivre se produit.

Paradoxalement, c’est dans cet instant pur, ici et maintenant, dans lequel n’entre aucun « savoir », aucune étiquette, dans lequel nous sommes juste là, simplement, que nous retrouvons la paix inhérente à l’éternel présent.
La Vie, c’est simplement cela, l’instant, l’éternel présent, l’être pur dans lequel réside toutes les possibilités, mais sans aucune nécessité de faire.
Le sens de la vie, paradoxalement, c’est de ne pas lui en trouver de la manière dont nous avons appris à le faire, mais d’accepter que tout ce que nous savons est justement que nous ne savons rien et que tout ce que nous avons à faire, c’est abandonner toutes croyances pour laisser la vie couler à travers nous et ainsi la vivre à chaque instant.

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