Hélène Caussignac

Helene Caussignac

Qu'est-ce que le monde ?

Cette question est probablement un non-sens pour beaucoup de gens car, n’est-ce pas, nous avons des yeux pour voir ce qu’est le monde. Et pourtant, en réalité, c’est faux, nous avons des yeux, certes, mais ils ne voient pas le monde tel qu’il est, car ils le voient à travers de nombreux filtres appris et intégrés depuis la plus tendre enfance, et ensuite, entretenus la plupart du temps de manière très forte par la part de nous-même qui ne veut surtout pas se délester du connu, même, bien souvent, quand ce connu est difficile et douloureux.
Pourtant un humain est constitué d’abord et avant tout de son être, qui est son essence, ce que les religions appellent parfois l’âme. Il y a donc l’être et ensuite, par-dessus et qui le recouvrent, il y a les différentes strates de l’ego, qui se construisent petit à petit à partir de l’enfance et qui masquent l’être pur, l’être de joie qui est notre Constitution profonde et qui est la dimension de l'amour. Quand la personne est devenue adulte, dans la grande majorité des cas de nos jours, elle a perdu son lien avec la dimension de l’être car elle s’est totalement identifiée avec son égo.
Au-dessus de l’être qui est l’essence de la personne et qui fonctionne dans la dimension de l’amour, se construisent donc les strates de l’égo qui viennent de la dimension de la peur, qui elle-même vient de l'illusion que le monde matériel véhicule et qu'on attrape comme un virus pendant l'enfance, d'être séparés les uns des autres, séparés de la nature, et séparés de tout ce qui existe. Ceci réduit notre vision du monde à notre seule petite perception limitée des choses, qui passe par tous les filtres des jugements appris et intégrés dans notre personnalité. Cette vision du monde ne voit absolument pas le monde tel qu’il est, mais seulement tel que nous pensons qu’il est. Ce sont nos pensées, elles-mêmes grandement générées de manière automatique et inconsciente par nos constructions égoïques, qui créent le monde que nous croyons voir.
En réalité, la dimension de l’amour et de l’être est la seule qui soit universelle, la dimension de l’égo est créée par l’illusion partagée par l’humanité entière d’être séparée du tout. En fait, toutes les formes de vie, nous les humains compris, sommes des expressions de la conscience universelle, et nous sommes constitués de conscience. La conscience n’est pas divisée, elle est une et, à la fois contient et s’incarne dans toutes les formes de vies qui se meuvent dans l’univers.
Notre mental humain qui, à la base, est un outil fait pour recevoir la connaissance de la conscience et permettre à celle-ci de se reconnaître dans toute forme de vie, est malheureusement formaté dans l'enfance pour fonctionner uniquement sur le mode ego, c'est-à-dire séparé du tout, et il vit dans la peur de perdre ce qu'il perçoit comme étant sa petite vie personnelle.
En réalité l’ego devrait être, comme le mental, uniquement un outil, la personnalité de l’être dans ce monde matériel, c'est-à-dire l'expression de ses dons particuliers. L’égo en tant qu’entité à laquelle on s'identifie, ne devrait pas exister.
Notre but dans cette vie, au niveau d’évolution où est l'humanité aujourd'hui, est d'enlever les voiles de l’ego pour accéder à la dimension profonde de l'être. C'est-à-dire que nous sommes en train de prendre conscience que l’ego et avec lui la dimension de la peur, ne sont que des illusions créées par la manière dont l'humanité a, jusqu'à aujourd'hui, vécu la vie matérielle dans sa forme physique. Et que donc, tout ce que nous pensons à travers la construction de l’ego, qui demeure inconsciente de la dimension de l’être, est faux, ou du moins, ce n'est pas la réalité des choses, c'est juste la vision que nous en avons en regardant à travers nos voiles.
Quand on s'est rendu compte de ça et que peu à peu on enlève les voiles, on découvre la joie pure de l’être qui n'a besoin que d'être, et la vie devient merveilleuse.

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